2 MILLIONS DE KILOMèTRES AVEC SEULEMENT DE L’ENTRETIEN COURANT : CETTE VIEILLE TOYOTA PEUT DONNER DES LEçONS DE FIABILITé à BEAUCOUP

C’était mieux avant ? Cette remarque de vieil acariâtre pourrait hélas trouver un nouvel écho dans l’histoire de Graeme Hebley. Tout débute en 1993. Une Toyota Corolla break de septième génération, avec le moteur 1,8 L essence et une transmission intégrale, est vendue en Angleterre. Un modèle comme il en existe des milliers, d’autant plus qu’elle a été commercialisée de 1993 à 2002 dans d’innombrables versions sur la plupart des continents. Curieusement, quelqu’un va avoir l’idée de l’exporter vers la Nouvelle-Zélande. Sur place, le modèle n’est pas disponible avec cette configuration, ce qui fait de cet exemplaire en particulier une rareté. Nous sommes alors en 2000 : ce brave break au parcours déjà peu banal est vendu à un livreur de journaux, monsieur Hebley. Celle qui va devenir son outil de travail affiche alors l’équivalent de 80 000 km, son compteur étant en miles, origine anglaise oblige. Pendant les 25 années qui vont suivre, le besogneux break va assurer des livraisons de journaux à travers toute l’île, six jours sur sept ! Chaque semaine de travail, le livreur effectue près de 5 000 km au volant de sa Corolla. Pendant 25 ans, l’homme va garder cette routine et accumuler les kilomètres. Résultat : plus de 2 millions de kilomètres sans souci majeur, mais au prix d’un entretien rigoureux.

Le secret de la longévité ? Deux entretiens par mois !

Deux passages par mois à l’atelier : cette Corolla serait-elle équipée d’un trois-cylindres moderne ? Non loin de là. Malgré son kilométrage impressionnant, le moteur et la boîte de vitesses d’origine de la Toyota de Graeme Hebley fonctionnent comme au premier jour, au prix d’un entretien rigoureux. Avec un usage aussi intensif, la Toyota a droit à une vidange toutes les deux semaines. Depuis son achat en 2000, cela en fait près de 600 ! Et la courroie de distribution dans tout ça ? Une fois par an, bien qu’elle ne baigne pas dans l’huile. Le reste des consommables, pneus, freins et suspensions , a toujours été remplacé au fur et à mesure de l’usure. L’histoire pourra ici manquer de croustillant pour certains ou démontrer la fiabilité nippone pour d’autres, mais le propriétaire n’a eu aucune casse à déplorer. Il faut admettre que cette génération de Corolla est réputée particulièrement fiable, avec son quatre-cylindres 1,8 L atmosphérique à la conception relativement simple et au rendement modeste de 117 ch.

Ce genre de cas n’est pas unique, mais le lien entre l’auto et son propriétaire, lui, est atypique. S’il est arrivé que des constructeurs rachètent la voiture détentrice de ce kilométrage record, la Corolla, tout comme M. Hebley, continue de faire route ensemble. Désormais tous les deux âgés, on ne peut qu’espérer une retraite bien méritée pour le conducteur et sa monture.

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2026-03-01T19:45:55Z